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Le règlement CE 261/2004 impose des indemnités allant de 250 € à 600 € pour les passagers victimes de perturbations aériennes en Europe. Pourtant, une majorité de voyageurs ignorent encore qu’ils peuvent réclamer ces montants jusqu’à cinq ans après leur vol. On finit souvent par abandonner face à la complexité des formulaires ou au mutisme des transporteurs.
Ce guide pratique décortique vos droits et vous livre la méthode exacte pour obtenir votre indemnisation vol sans vous perdre dans les procédures administratives.
- L’essentiel pour sécuriser votre indemnisation de vol
- Analyse du règlement européen CE 261/2004
- Vos prérogatives juridiques en Belgique et en France
- Protocole d’action immédiate après l’incident
- Barème des compensations financières par trajet
- Méthode pour structurer une réclamation efficace
- Calendrier des délais de prescription légale
- Audit des services d’aide à la récupération
- Procédures d’urgence en cas d’accident corporel
- Optimisation de la couverture via l’assurance voyage
- Dispositifs spécifiques DGAC et médiation en France
- Analyse de cas : gestion d’un refus de compagnie
- Clarifications sur les situations litigieuses courantes
L’essentiel pour sécuriser votre indemnisation de vol
Le règlement CE 261/2004 garantit entre 250 € et 600 € d’indemnisation pour les vols retardés de plus de 3 heures ou annulés. La procédure exige de documenter l’incident et de contacter la compagnie avant d’envisager une médiation, conformément aux bases légales européennes.
Je vous conseille d’agir avec méthode. Constatez le préjudice, envoyez une réclamation formelle et envisagez un recours tiers si nécessaire. Pour vos futurs trajets, consultez mon test : Quel meilleur comparateur vol choisir ? Mon test de 2026 – Globe ….
Gardez précieusement vos cartes d’embarquement. Ce sont vos preuves ultimes. Prenez aussi des photos des tableaux d’affichage à BRU ou CRL pour attester du retard réel lors de votre demande.
Sachez que vous bénéficiez d’une protection universelle. Elle s’applique à tout décollage depuis l’Union Européenne, peu importe la nationalité de la compagnie.

Passons maintenant à l’analyse juridique. Je vais vous détailler le cadre réglementaire pour que vous sachiez exactement où vous mettez les pieds.
Analyse du règlement européen CE 261/2004
Après ce tour d’horizon rapide, il est nécessaire de comprendre le texte qui protège vos droits de passager.
Champ d’application et critères d’éligibilité
Ce texte protège vos trajets au départ de l’Union européenne. Il s’applique aussi aux vols vers l’UE opérés par un transporteur européen. Vous devez consulter le Règlement (CE) n°261/2004 pour valider votre éligibilité géographique précise.
Le règlement couvre les vols réguliers et les charters. Les compagnies low-cost sont également soumises à ces règles. Aucune distinction n’est faite selon le type de billet acheté.
Les territoires d’outre-mer comme la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française ou Saint-Pierre-et-Miquelon sont considérés comme des États tiers. Ils sortent du champ d’application strict de l’UE pour ce règlement.
Votre nationalité n’a aucun impact sur vos droits. Seul le trajet et la compagnie comptent réellement. Vous bénéficiez de la même protection que tout citoyen européen.
Pourtant, certaines limites existent dans l’application de cette loi. Voyons maintenant les situations où la compagnie peut légalement refuser de vous indemniser.
Définition rigoureuse des circonstances extraordinaires
La compagnie ne paie rien si l’aléa est extérieur. Une météo dangereuse ou des risques sécuritaires graves bloquent souvent toute compensation financière. Vérifiez les circonstances extraordinaires selon Euronews pour bien comprendre ces nuances.
Une grève des contrôleurs aériens vous prive d’indemnités. Mais si le personnel de bord débraye, c’est différent. Dans ce cas, la compagnie reste responsable du préjudice.
Les pannes techniques ne sont plus des excuses valables. La justice européenne estime que l’entretien courant relève de la gestion interne. Le transporteur doit donc assumer ces défaillances.
Bref, l’assistance reste obligatoire même en cas de force majeure. Vous avez toujours droit à des repas et un hébergement si nécessaire. Ne laissez jamais la compagnie vous abandonner.
Vos prérogatives juridiques en Belgique et en France
Le droit européen est une base solide, mais son application varie selon les instances nationales compétentes.
Spécificités du cadre réglementaire belge
En Belgique, le SPF Mobilité et Transports, via la Direction Générale du Transport Aérien (DGTA), veille au grain. Cet organisme régule le secteur et assure la sécurité. Réserver un vol en Belgique au meilleur prix : mes astuces – Globe … est une première étape pour voyager sereinement.
Pour vos vols décollant de Brussels Airport ou Charleroi, la procédure de plainte est stricte. Vous devez d’abord contacter la compagnie aérienne. Si rien ne bouge après deux mois, saisissez alors la DGTA.
La langue de communication est primordiale pour vos dossiers belges. Utilisez de préférence le français ou le néerlandais. Cela accélère grandement le traitement administratif de votre réclamation auprès des autorités nationales.
Voies de recours pour les passagers français
La DGAC joue un rôle de gendarme pour signaler les manquements des transporteurs aériens. Elle surveille l’application du règlement CE 261/2004 en France. Son action reste toutefois distincte de votre demande d’indemnisation individuelle.
Le Code de la consommation français renforce votre protection face aux pratiques abusives des compagnies. Il complète utilement le cadre européen pour garantir vos droits. Pour plus de détails officiels, consultez Service-Public.fr.
Les délais de réponse observés en France tournent souvent autour de soixante jours. Passé ce délai, vous pouvez solliciter le médiateur du Tourisme et Voyage. Cette étape amiable est gratuite avant toute action judiciaire.
Protocole d’action immédiate après l’incident
Pour obtenir gain de cause, votre réaction dans les premières minutes suivant l’incident est déterminante. Ne vous laissez pas abattre par la fatigue ou l’agacement au guichet.
Documenter les preuves matérielles et témoignages
Photographiez immédiatement le tableau d’affichage indiquant le retard ou l’annulation. Gardez précieusement vos bons de repas ou de rafraîchissements, car ces preuves numériques et physiques valident la réalité de votre préjudice.
Échangez vos coordonnées avec d’autres passagers pour constituer un groupe de témoins solides. Cette solidarité renforce votre dossier face à la compagnie. Voici les éléments indispensables à collecter :
- Carte d’embarquement
- Photo du panneau d’affichage
- Attestation de retard remise au guichet
- Factures de frais de bouche
Le droit à l’assistance (repas, rafraîchissements, deux appels) est obligatoire dès deux heures de retard. L’hébergement et le transport doivent être fournis si le vol est reporté au lendemain.
Postez un message sur les réseaux sociaux en identifiant la compagnie. Cela crée une preuve horodatée publique de l’incident subi.
Formaliser la demande auprès du transporteur
Privilégiez le formulaire de réclamation en ligne disponible sur le site officiel de la compagnie aérienne. C’est la voie la plus rapide pour enregistrer votre dossier dans leur système informatique interne.
Pour les dossiers complexes ou en l’absence de réponse, envoyez un courrier recommandé avec accusé de réception. Pour optimiser vos futurs déplacements, consultez mon guide sur les Vols pas chers Belgique | guide 2026 [avis d’expert]. Soyez précis et factuel dans votre récit.
Faites systématiquement une capture d’écran de votre soumission en ligne. Conservez une copie numérique de chaque document envoyé pour éviter toute perte d’information.
Activer les leviers de recours en cas de rejet
Analysez froidement les motifs de refus, comme les fameuses « circonstances exceptionnelles ». Les services clients utilisent souvent ce prétexte pour éviter de verser les indemnités prévues par le règlement CE 261/2004.
Répondez par une contestation argumentée en citant la jurisprudence européenne. Rappelez que des problèmes techniques classiques ne constituent pas des circonstances extraordinaires exonératoires de responsabilité pour le transporteur aérien, selon les tribunaux.
Si le blocage persiste, signalez l’infraction aux autorités de régulation. Contactez la DGAC en France ou le SPF Économie en Belgique.
Soliciter l’arbitrage du médiateur du tourisme
La médiation est une alternative gratuite et efficace avant d’envisager une action en justice. C’est un levier que je conseille souvent pour débloquer des situations qui semblent totalement sans issue.
Vous devez impérativement attendre un délai de 60 jours après votre première plainte écrite pour saisir le médiateur. Cette étape est désormais obligatoire pour que votre demande soit recevable devant un tribunal ultérieurement.
L’avis rendu par le médiateur n’est pas contraignant, mais il est très suivi. Les compagnies acceptent généralement ses conclusions pour éviter un procès coûteux.
Barème des compensations financières par trajet
Passons maintenant aux chiffres concrets que vous pouvez légitimement exiger. Le calcul ne repose pas sur votre itinéraire réel mais sur la distance orthodromique, dite « grand cercle ». C’est la ligne droite la plus courte entre votre point de départ et l’arrivée. Inutile donc de compter les kilomètres supplémentaires parcourus lors d’une escale technique ou d’un détour météo.

Le règlement européen CE 261/2004 fixe des montants précis pour compenser votre temps perdu. Selon votre trajet, vous toucherez 250, 400 ou 600 euros. Ces sommes sont forfaitaires et s’appliquent par passager, peu importe le prix payé pour votre billet initial.
| Type de vol | Distance | Retard minimum | Indemnisation |
|---|---|---|---|
| Court-courrier | Moins de 1500 km | 3h et plus | 250 € |
| Moyen-courrier | 1500 à 3500 km | 3h et plus | 400 € |
| Long-courrier (intra-UE) | Plus de 1500 km | 3h et plus | 400 € |
| Long-courrier (hors UE) | Plus de 3500 km | 3h et plus | 600 € |
Gardez en tête que la compagnie peut diviser la note par deux. Si le transporteur vous réachemine rapidement, l’indemnisation subit une réduction de 50 %. Cela arrive quand votre retard final à destination reste sous certains seuils horaires précis.
Méthode pour structurer une réclamation efficace
Une demande bien structurée a beaucoup plus de chances d’aboutir sans passer par un avocat. Pour que votre dossier soit traité, vous devez impérativement mentionner votre numéro de vol et la date exacte du trajet. N’oubliez surtout pas votre code de réservation (PNR) à six caractères. Ces données permettent au transporteur d’identifier immédiatement le litige dans leur base.
Je vous conseille d’adopter un ton ferme mais courtois pour exposer les faits constatés. Expliquez précisément si le vol a été annulé ou si le retard a dépassé trois heures. Évitez les émotions inutiles, car seule la précision factuelle compte pour obtenir gain de cause.
Il est indispensable de citer explicitement les articles du règlement européen CE 261/2004 dans votre courrier. Précisez que vous connaissez vos droits en matière d’indemnisation forfaitaire selon la distance parcourue. Cela montre à la compagnie que vous n’êtes pas un débutant et que vous ne lâcherez rien.
Voici un modèle type prêt à l’emploi : précisez l’objet « Réclamation vol [Numéro] du [Date] », rappelez le règlement 261/2004 et joignez vos cartes d’embarquement. Cette structure simple force la compagnie à répondre sur le fond.
Calendrier des délais de prescription légale
Ne tardez pas trop, car le droit à réclamer s’éteint après une certaine période.
Sachez que vous disposez de 5 ans en France pour agir contre une compagnie. En revanche, chez nous en Belgique, le délai est bien plus serré. Vous n’avez qu’une seule petite année pour introduire votre dossier de réclamation officielle.
La prescription est de 5 ans en France contre seulement 1 an en Belgique. Le compte à rebours démarre précisément le jour où votre vol était initialement prévu.
Ce délai commence à courir dès le jour du vol initialement prévu. C’est le point de départ juridique immuable. Ne jouez pas avec cette date butoir pour espérer obtenir votre dû financier.
Attendre trop longtemps fragilise vos preuves numériques, comme les captures d’écran. Les applications mobiles des compagnies effacent souvent l’historique rapidement. Agissez donc pendant que vos justificatifs sont encore accessibles et frais.
Audit des services d’aide à la récupération
Si la paperasse vous rebute, des sociétés spécialisées peuvent prendre le relais contre commission.
Des plateformes comme AirHelp ou Flightright fonctionnent sur le principe du « No Win, No Fee ». En clair, vous ne payez rien si la compagnie refuse de lâcher l’argent. J’ai d’ailleurs analysé ces outils dans mon guide sur les comparateurs de services voyage : mon verdict après tests.
Leur modèle économique repose sur une commission prélevée directement sur votre indemnité. Comptez généralement entre 25% et 35% du montant total récupéré. C’est le prix de la tranquillité pour éviter de harceler les services clients récalcitrants.
L’avantage majeur réside dans leur puissance de frappe juridique. Si la compagnie fait la sourde oreille, ces services engagent leurs propres avocats pour porter l’affaire devant les tribunaux. Vous obtenez ainsi gain de cause sans avancer de frais de justice personnels.
Procédures d’urgence en cas d’accident corporel
Bien que rares, les incidents physiques nécessitent une prise en charge juridique radicalement différente. En cas de blessure lors d’un vol international, c’est la Convention de Montréal qui dicte les règles. Ce texte établit une responsabilité automatique du transporteur pour vos dommages corporels. Elle s’applique dès lors que l’incident survient entre deux États signataires.
Si vous êtes blessé, faites impérativement constater vos lésions par un médecin aéroportuaire ou les secours dès l’atterrissage. Documentez chaque fait avec des photos et des témoignages précis. Ces preuves sont vitales pour votre dossier médical et juridique.
Sachez que la réparation du préjudice réel diffère totalement de l’indemnisation forfaitaire du règlement CE 261/2004. Ici, le montant vise à couvrir vos frais médicaux, pertes de revenus et souffrances psychologiques. Le plafond de responsabilité peut même devenir illimité en cas de négligence prouvée de la compagnie.
Optimisation de la couverture via l’assurance voyage
Parfois, votre meilleure alliée n’est pas la loi, mais votre contrat d’assurance privé.
Sachez que les garanties privées complètent parfaitement le règlement européen, surtout lors d’une assurance et météo extrême. Si la compagnie invoque des circonstances extraordinaires pour refuser l’indemnisation, votre assureur peut prendre le relais. C’est une sécurité indispensable pour vos déplacements.
Je vous conseille de vérifier les conditions de vos cartes bancaires Premium, comme la Gold Mastercard ou la Visa Premier. Elles couvrent souvent vos frais de première nécessité en cas de pépin. C’est un réflexe simple qui sauve votre budget.
Soyez vigilants sur la réactivité. Vous devez impérativement déclarer votre sinistre dans les 5 jours ouvrés suivant l’incident. Ne traînez pas, car les assureurs sont stricts sur ces délais administratifs. C’est le prix de votre tranquillité.
Dispositifs spécifiques DGAC et médiation en France
Pour les passagers décollant de l’Hexagone, des outils spécifiques facilitent les démarches. Si vous subissez un litige, je vous conseille d’utiliser le portail de signalement en ligne de la DGAC. Ce signalement permet au régulateur de surveiller l’application du règlement CE 261/2004. C’est une étape utile pour faire pression, même si elle ne remplace pas votre demande individuelle.
En cas de blocage persistant après 60 jours sans réponse satisfaisante, saisissez le Médiateur du Tourisme et du Voyage (MTV). Cette procédure gratuite nécessite l’envoi d’un dossier complet à leur adresse parisienne. C’est souvent le dernier recours amiable avant de sortir l’artillerie juridique.
Sachez que les avis rendus par la médiation influencent fortement les décisions des compagnies françaises. En fait, la plupart des transporteurs signataires de la charte MTV préfèrent suivre ces recommandations plutôt que de risquer un procès coûteux. C’est un levier concret pour récupérer vos euros.
Analyse de cas : gestion d’un refus de compagnie
Rien ne vaut un exemple concret pour comprendre comment faire plier un transporteur récalcitrant.
Lors d’un vol Bruxelles-New York, mon avion a affiché un retard de quatre heures. La compagnie a invoqué un problème technique imaginaire pour éviter l’indemnisation. J’ai immédiatement exigé une attestation écrite au personnel présent à l’aéroport de Bruxelles-National. Sans ce document, prouver leur mauvaise foi devient un parcours du combattant.
Pour contre-attaquer, j’ai utilisé des données de vol publiques prouvant que l’appareil circulait normalement avant. J’ai cité le règlement CE 261/2004 dans ma mise en demeure. J’ai aussi joint les captures d’écran du tableau d’affichage de l’aéroport.
Le résultat est tombé après quatre mois de lutte acharnée. La compagnie a fini par céder devant la solidité de mon dossier. J’ai reçu un virement de 600 euros directement sur mon compte bancaire. C’est la preuve qu’il ne faut jamais lâcher face à leurs arguments pré-formatés.
Clarifications sur les situations litigieuses courantes
Terminons par vos questions les plus fréquentes pour lever les derniers doutes.
Si vous ratez votre correspondance à cause d’un premier retard, le règlement CE 261/2004 vous protège si vos billets figurent sur la même réservation. Vous pourriez obtenir jusqu’à 600 euros. Consultez d’ailleurs mon guide sur les Vols directs depuis Bruxelles : le guide complet 2026 pour éviter ces soucis.
Pour un billet acheté via une agence de voyage en ligne, elle reste votre interlocuteur principal. C’est à elle de gérer votre demande de remboursement ou de réacheminement auprès de la compagnie aérienne concernée.
Concernant les enfants, la règle est stricte : pas d’indemnisation pour ceux voyageant gratuitement sur les genoux. Pour prétendre à une compensation, l’enfant doit impérativement posséder un billet payant et un siège attribué personnellement.
En cas de faillite de la compagnie, les recours sont malheureusement limités pour un vol sec. Tentez une procédure de chargeback auprès de votre banque ou vérifiez si votre assurance voyage couvre spécifiquement ce risque financier majeur.
Sachez que vous n’êtes jamais obligé d’accepter un avoir. Si la compagnie vous propose un bon d’achat à la place de l’argent liquide, vous avez légalement le droit d’exiger un virement bancaire sous sept jours.
- Délai de prescription : Généralement 2 ans, mais varie selon les législations nationales.
- Remboursement des taxes : Récupérables (TTAP et QX) même sur un billet non remboursable si vous n’embarquez pas.
- Cas du surbooking : Indemnisation immédiate entre 125 € et 600 € selon la distance et le retard.
- Bagages endommagés : Réclamation écrite obligatoire sous 7 jours après la réception du bagage.
Ne baissez pas les bras face aux réponses automatiques des transporteurs. La persévérance est votre meilleure arme. Si le service client bloque, sollicitez la médiation ou des experts juridiques. Vos droits sont gravés dans le marbre européen, faites-les respecter.
Ne laissez plus les compagnies ignorer vos droits : documentez chaque preuve, exigez votre indemnisation de vol selon le règlement CE 261 et agissez sans tarder avant la prescription. En maîtrisant ces démarches, vous transformez un voyage gâché en une victoire financière légitime. Envolez-vous désormais avec l’assurance d’un passager qui ne subit plus, mais qui commande.
FAQ
Quels sont mes droits si mon vol est annulé ou retardé ?
En tant que passager, vous êtes protégé par le règlement européen CE 261/2004. En cas de retard de plus de 3 heures à l’arrivée, d’annulation de vol ou de refus d’embarquement, vous avez droit à une indemnisation forfaitaire allant de 250 € à 600 € par personne. La compagnie doit également vous fournir une assistance (repas, rafraîchissements, appels) et, si nécessaire, un hébergement.
Si votre vol est annulé, vous avez le choix entre le remboursement intégral de votre billet sous 7 jours ou un réacheminement vers votre destination finale dans les meilleurs délais. Ces droits s’appliquent pour tout vol au départ de l’UE ou arrivant dans l’UE avec une compagnie européenne.
Comment puis-je obtenir une indemnisation pour un vol retardé ?
La première étape est de documenter l’incident : prenez des photos du panneau d’affichage et conservez précieusement votre carte d’embarquement. Vous devez ensuite déposer une réclamation formelle auprès du service client de la compagnie aérienne, idéalement via leur formulaire en ligne ou par courrier recommandé.
Si la compagnie refuse de vous indemniser ou ne répond pas sous deux mois, vous pouvez escalader le dossier auprès d’organismes nationaux comme la DGAC en France ou le SPF Mobilité en Belgique. Vous pouvez aussi solliciter l’aide de services spécialisés comme AirHelp ou Flightright qui gèrent les démarches à votre place contre une commission.
Qu’est-ce que le règlement CE 261/2004 et qui concerne-t-il ?
C’est le texte de référence qui protège les passagers aériens au sein de l’espace européen (UE, Norvège, Islande, Suisse). Il concerne tous les vols décollant d’un aéroport européen, quelle que soit la compagnie, ainsi que les vols arrivant dans l’UE s’ils sont opérés par un transporteur communautaire.
Attention toutefois, les territoires d’outre-mer comme la Nouvelle-Calédonie ou la Polynésie française sont considérés comme des États tiers pour l’application de ce règlement. Notez aussi qu’aucune distinction de nationalité n’est faite : un passager étranger sur un vol Bruxelles-Paris bénéficie des mêmes protections qu’un Belge.
Quelles sont les « circonstances extraordinaires » qui annulent l’indemnisation ?
La compagnie peut s’exonérer de payer l’indemnisation si elle prouve que l’incident est dû à des circonstances qu’elle ne pouvait pas éviter. Cela inclut des conditions météo dangereuses, des risques sécuritaires, une instabilité politique ou une grève des contrôleurs aériens (externe à la compagnie).
En revanche, un problème technique sur l’avion ou une grève du personnel de la compagnie ne sont généralement plus considérés comme des circonstances extraordinaires par la justice européenne. Même dans ces cas de force majeure, la compagnie reste tenue de vous fournir assistance et rafraîchissements.
Quel est le montant de l’indemnisation pour un vol annulé ?
Le montant est fixe et dépend uniquement de la distance kilométrique de votre trajet. Pour un vol de moins de 1 500 km, vous pouvez prétendre à 250 €. Pour les vols entre 1 500 et 3 500 km (ou plus de 1 500 km intra-UE), le montant grimpe à 400 €. Enfin, pour les longs-courriers de plus de 3 500 km, l’indemnité atteint 600 €.
Sachez que si la compagnie vous propose un vol de remplacement et que vous arrivez à destination avec un retard modéré (selon les seuils de distance), l’indemnisation peut être réduite de 50 %. L’indemnité n’est pas due si vous avez été prévenu de l’annulation plus de 14 jours avant le départ.
Que faire si la compagnie aérienne refuse ma réclamation ?
Ne baissez pas les bras, car les refus automatiques sont fréquents. Vérifiez d’abord le motif invoqué : si la compagnie parle de « circonstances extraordinaires » sans preuve, contestez fermement. Si le blocage persiste après deux mois, saisissez le médiateur compétent (MTV en France) ou l’organisme national de contrôle.
En cas de litige complexe, passer par une société de recouvrement comme AirHelp ou Flightright est une option efficace. Ils disposent d’avocats spécialisés et de bases de données météo/trafic pour contrer les arguments des transporteurs. Ils ne se rémunèrent que s’ils gagnent (système « No Win, No Fee »).
Combien de temps ai-je pour réclamer une indemnisation de vol ?
Les délais varient selon les législations nationales. En France, vous disposez généralement de 5 ans pour agir, tandis qu’en Belgique le délai est plus court. Je vous conseille toutefois de ne pas attendre et de lancer la procédure dans les deux ans suivant le vol pour éviter toute prescription.
Pour les problèmes de bagages, les délais sont beaucoup plus stricts : vous n’avez que 7 jours pour signaler un bagage endommagé et 21 jours pour un bagage retardé. Au-delà de ces dates, votre demande sera systématiquement rejetée par la compagnie.
L’assurance voyage est-elle utile en complément du règlement européen ?
Absolument. Si le règlement CE 261 protège vos droits de base, l’assurance voyage intervient là où la loi s’arrête. Elle peut couvrir vos frais médicaux à l’étranger, le rapatriement ou encore compléter l’indemnisation de vos bagages si leur valeur dépasse le plafond légal d’environ 1 300 €.
De plus, certaines assurances (souvent liées à vos cartes bancaires Gold ou Premier) prennent en charge les frais de première nécessité (vêtements, hygiène) immédiatement en cas de retard de bagages, sans attendre les délais de traitement parfois longs des compagnies aériennes.
Puis-je être indemnisé si j’ai manqué ma correspondance ?
Oui, à condition que vos deux vols fassent partie de la même réservation (même numéro de dossier PNR). Si le retard du premier vol vous fait rater le second et que vous arrivez à votre destination finale avec plus de 3 heures de retard, l’indemnisation est due sur la base de la distance totale du voyage.
Si vous avez acheté vos billets séparément (via deux réservations distinctes), la compagnie du premier vol n’est responsable que de son propre trajet. Dans ce cas, vous perdez malheureusement vos droits sur le second vol si vous arrivez trop tard à l’enregistrement.
Un enfant peut-il bénéficier d’une indemnisation de vol ?
C’est une question qui revient souvent et la réponse est oui. Même si l’enfant voyage sur les genoux de ses parents et n’a payé qu’une fraction du prix du billet (frais de service), il a droit à la même indemnisation forfaitaire qu’un adulte s’il subit le retard ou l’annulation.
Le règlement européen ne fait aucune distinction d’âge. Tant que le passager possède une réservation confirmée, il est éligible aux 250 €, 400 € ou 600 € selon le trajet. C’est un point crucial à ne pas oublier lors de votre demande globale pour toute la famille.
