Visiter Palerme en 3 jours : mon carnet de voyage testé sur place

L'ESSENTIEL À RETENIR

Trois jours à Palerme début mars, c’est le format parfait pour un city trip pas cher depuis la Belgique. Mes incontournables : la chapelle Palatine et ses mosaïques d’or, la fontaine Pretoria, les Quattro Canti, la Martorana et San Cataldo, et les catacombes des Capucins, qui m’ont profondément marqué. Un Airbnb dans le centre historique pour tout faire à pied, des arancine pour quelques euros, mais attention à la conduite, à la ZTL et aux pizzerias à touristes.

Palerme, ça a été une expérience incroyable. Vraiment. On est en Sicile, en Italie, à deux heures et demie de vol de la Belgique, et pourtant on a l’impression d’avoir atterri dans un autre monde. Une ville où les églises baroques côtoient des coupoles rouges héritées des Arabes, où les mosaïques byzantines brillent comme de l’or, et où la circulation est d’une folie que je n’avais encore jamais vue nulle part en Europe.

J’y ai passé un petit city trip de trois jours début mars, du vendredi 3 au dimanche 5 mars 2023, avec un vol Ryanair depuis Charleroi et une Fiat 500 de location. Voici mon carnet de voyage jour par jour, avec mes photos et mes vidéos, mes bonnes adresses, ce que j’ai adoré, et les pièges que je vous conseille d’éviter.

  1. Pourquoi Palerme pour un city trip
  2. Où dormir : notre Airbnb dans le centre historique
  3. Jour 1 : le Teatro Massimo et les pâtisseries de la via Maqueda
  4. Jour 2 : San Domenico, la fontaine Pretoria, les Quattro Canti et la chapelle Palatine
  5. Jour 3 : la Martorana, San Cataldo, les arancine et les catacombes
  6. Avant l’avion : la côte entre Capo Gallo et Isola delle Femmine
  7. Conduire à Palerme : la Fiat 500, la ZTL et les faux gardiens de parking
  8. Où manger à Palerme, et le piège des pizzerias à touristes
  9. Budget : ce que coûtent les visites
  10. Ce qui m’a surpris à Palerme
  11. FAQ

Pourquoi Palerme pour un city trip

Ce qui m’a frappé à Palerme, c’est le mélange. Les Phéniciens, les Romains, les Byzantins, les Arabes, les Normands, les Espagnols : tout le monde est passé par ici, et tout le monde a laissé quelque chose. Résultat, en dix minutes de marche, on passe d’une église baroque couverte de marbre à une petite église aux dômes rouges qui ressemble à une mosquée, puis à une chapelle tapissée de mosaïques dorées sous un plafond sculpté par des artisans arabes. Les monuments arabo-normands de la ville sont d’ailleurs classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2015.

Pour moi, Palerme, c’est une ville à visiter, regarder, contempler. Avec une bonne paire de baskets, on a juste envie de dévorer la ville. Et pour flâner, boire un verre, manger un bout et se poser en terrasse, c’est un peu comme Budapest : on se balade, on découvre les quartiers, on s’assoit quand on a envie, et c’est exactement le genre de city trip que j’aime. Si vous avez aimé mon carnet de voyage à Budapest, Palerme devrait vous plaire.

Et début mars, il faisait super beau. Un samedi un peu gris avec quelques gouttes, et puis du grand ciel bleu le dimanche. On se baladait en veste légère, sans la foule ni la chaleur de l’été.

Où dormir : notre Airbnb dans le centre historique

On avait loué un Airbnb vraiment très, très chouette dans le quartier de La Loggia, entre la via Roma et la Vucciria, en plein centre historique. Un grand loft rénové avec poutres en bois, mezzanine, escalier en acier, une bibliothèque, une cuisine ouverte et de grandes fenêtres sur les toits du quartier. Le contraste avec les vieilles façades de la rue était saisissant.

Le salon de notre Airbnb à Palerme
Le salon de notre Airbnb à Palerme. Poutres en bois, béton ciré et grandes fenêtres.
La mezzanine et la cuisine ouverte
La mezzanine et la cuisine ouverte. On s’y sentait vraiment bien après une journée de marche.
La vue depuis la fenêtre du loft, sur les toits et les façades du quartier
La vue depuis la fenêtre du loft, sur les toits et les façades du quartier.

L’emplacement était parfait : les Quattro Canti, la fontaine Pretoria, la Vucciria et San Domenico à moins de dix minutes à pied. Mon conseil : à Palerme, prenez un logement dans le centre historique, entre la via Roma, la via Maqueda et le Cassaro (la via Vittorio Emanuele). Tout se fait à pied, et vous n’aurez presque pas besoin de la voiture en ville. Ce qui est une très bonne nouvelle, vous comprendrez pourquoi plus bas.

Jour 1 : le Teatro Massimo et les pâtisseries de la via Maqueda

Atterrissage le vendredi matin à l’aéroport Falcone-Borsellino, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de la ville. On récupère notre petite Fiat 500 noire. C’était mignon, c’était le délire sicilien jusqu’au bout.

Notre Fiat 500 de location, sur le parking de l'aéroport de Palerme
Notre Fiat 500 de location, sur le parking de l’aéroport de Palerme. Le délire sicilien jusqu’au bout.

Dépôt des valises, et on part tout de suite à pied. Premières ruelles, premiers clochers baroques au détour d’une rue, des scooters garés n’importe comment, du linge aux balcons. On est bien en Sicile.

Une des premières ruelles du centre historique, avec un clocher baroque au bout
Une des premières ruelles du centre historique, avec un clocher baroque au bout. Il y en a à chaque coin de rue.

En fin d’après-midi, direction le Teatro Massimo. On remonte les grandes rues piétonnes du centre, pleines de terrasses et de monde à l’heure de l’apéro.

Une rue piétonne du centre en fin de journée, près du Teatro Massimo, avec les montagnes au bout
Une rue piétonne du centre en fin de journée, près du Teatro Massimo, avec les montagnes au bout.

Juste à côté du théâtre, sur la piazza Verdi, il y a un petit kiosque Art nouveau en bois sculpté, le Chiosco Ribaudo, dessiné par l’architecte Ernesto Basile. Un vrai bijou, posé là comme un décor de film.

Le Chiosco Ribaudo, kiosque Art nouveau de la piazza Verdi
Le Chiosco Ribaudo, kiosque Art nouveau de la piazza Verdi.

Et puis le Teatro Massimo lui-même. C’est le plus grand opéra d’Italie, et l’un des plus grands d’Europe. Les fans du Parrain reconnaîtront les marches de la scène finale du troisième film. Au coucher du soleil, avec le ciel qui vire à l’orange derrière les colonnes, c’est magnifique. Et de nuit, illuminé au milieu des palmiers, c’est encore plus beau.

Le Teatro Massimo au coucher du soleil
Le Teatro Massimo au coucher du soleil.
Le même, une heure plus tard, illuminé au milieu des palmiers
Le même, une heure plus tard, illuminé au milieu des palmiers.

On redescend ensuite la via Maqueda et on s’arrête chez Donnafranca, au numéro 292. Une pâtisserie sicilienne moderne et très jolie, avec une vitrine qui donne envie de tout prendre : petits gâteaux aux fruits, cassate, mousses au pistache, et des biscuits aux amandes et au pistache dans de grandes cloches en verre. On y est retournés le dernier jour pour les arancine.

La vitrine de Donnafranca, via Maqueda
La vitrine de Donnafranca, via Maqueda. Difficile de choisir.
Les biscuits siciliens aux amandes et au pistache, dans leur cloche en verre
Les biscuits siciliens aux amandes et au pistache, dans leur cloche en verre.

Puis balade de nuit dans les ruelles, avec les guirlandes lumineuses au-dessus des terrasses et les cours intérieures des vieux palais éclairées en jaune. Palerme la nuit, c’est très beau, et très vivant.

Une ruelle sous les guirlandes, avec les terrasses déjà pleines
Une ruelle sous les guirlandes, avec les terrasses déjà pleines.
La cour d'un vieux palais, éclairée la nuit, côté via Vittorio Emanuele
La cour d’un vieux palais, éclairée la nuit, côté via Vittorio Emanuele.

Jour 2 : San Domenico, la fontaine Pretoria, les Quattro Canti et la chapelle Palatine

Le samedi, c’est la grosse journée de visites. On commence par la piazza San Domenico, avec sa grande colonne surmontée d’une Vierge et la façade baroque de l’église.

La piazza San Domenico, sa colonne et la façade de l'église
La piazza San Domenico, sa colonne et la façade de l’église.

J’ai adoré toutes les églises de Palerme, et San Domenico a été la première claque. On l’appelle le panthéon des Siciliens illustres, parce qu’on y trouve les tombeaux de nombreux personnages célèbres de l’île. La nef est immense, et les chapelles latérales sont couvertes de marbres sculptés et de statues d’une finesse folle.

La nef de l'église San Domenico
La nef de l’église San Domenico.
Un des tombeaux en marbre de San Domenico
Un des tombeaux en marbre de San Domenico. Le drapé de la statue est bluffant.
Une chapelle latérale entièrement en marbre sculpté
Une chapelle latérale entièrement en marbre sculpté. On reste le nez dessus.

On file ensuite dans les ruelles autour de la Vucciria, le vieux marché du quartier. Des pavés usés, des scooters partout, des petites boutiques, des balcons couverts de plantes. Les petites rues pittoresques de Palerme, c’était génial. On se perd, et on n’a pas envie d’en sortir.

Les ruelles autour de la Vucciria, le vieux marché du centre
Les ruelles autour de la Vucciria, le vieux marché du centre.
Une ruelle pittoresque, ses balcons fleuris et son cœur rouge suspendu
Une ruelle pittoresque, ses balcons fleuris et son cœur rouge suspendu.

Et puis on arrive sur la piazza Pretoria. Au centre, la fontaine Pretoria, une immense fontaine Renaissance entourée de dizaines de statues de marbre. Les Palermitains l’ont surnommée la « fontaine de la honte » à cause de toutes ces statues nues, juste en face des églises. Derrière, il y a le palais Pretorio, qu’on appelle aussi Palazzo delle Aquile, l’hôtel de ville de Palerme. C’est l’un des endroits que j’ai préférés de tout le séjour.

La fontaine Pretoria, et derrière, le palais Pretorio, l'hôtel de ville
La fontaine Pretoria, et derrière, le palais Pretorio, l’hôtel de ville.
Les statues de la fontaine, avec la coupole de l'église Santa Caterina juste derrière
Les statues de la fontaine, avec la coupole de l’église Santa Caterina juste derrière.
Une des statues de la fontaine Pretoria, devant la coupole de Santa Caterina
Une des statues de la fontaine Pretoria, devant la coupole de Santa Caterina.

À deux pas, il y a les Quattro Canti, le carrefour où la via Maqueda croise la via Vittorio Emanuele. Les quatre coins sont des façades baroques arrondies, chacune avec ses statues sur trois étages : les saisons, les rois d’Espagne, et les saintes patronnes de la ville. C’est le centre symbolique de Palerme, et même sous la pluie fine, c’était superbe.

Une des quatre façades des Quattro Canti, avec ses statues superposées
Une des quatre façades des Quattro Canti, avec ses statues superposées.

Pause déjeuner dans un petit resto de la via Vittorio Emanuele, avec un verre de vin blanc sicilien. On mange pour presque rien et on boit un petit verre pour presque rien à Palerme, et ça fait du bien.

Mike, à table, pour la pause du midi
Moi, à table, pour la pause du midi. Un verre de blanc sicilien et on repart.

Sur le chemin de la cathédrale, il y a des surprises à chaque porte cochère. Une cour intérieure avec un palmier, des ruelles pavées qui brillent après la pluie.

Une cour intérieure avec son palmier, derrière une porte de la via Vittorio Emanuele
Une cour intérieure avec son palmier, derrière une porte de la via Vittorio Emanuele.
Une ruelle pavée, encore mouillée
Une ruelle pavée, encore mouillée. On croise peu de monde dès qu’on quitte les grands axes.

La cathédrale de Palerme, c’est un résumé de toute l’histoire de la ville sur une seule façade : des arcs gothiques, des créneaux, des décors arabes, une coupole baroque ajoutée plus tard. Je l’ai vue deux fois, sous les nuages le samedi et sous le soleil le dimanche, et elle m’a impressionné les deux fois.

Mike, devant la cathédrale de Palerme, le samedi
Moi, devant la cathédrale de Palerme, le samedi.

L’intérieur est beaucoup plus sobre, tout en blanc, avec une grande fresque au-dessus du chœur. L’entrée de la cathédrale est gratuite. Le parcours avec les tombeaux royaux, la crypte, le trésor et les toits est payant, à part.

L'intérieur de la cathédrale, avec la fresque au-dessus du chœur
L’intérieur de la cathédrale, avec la fresque au-dessus du chœur.

Et puis le moment le plus fort de la journée, et peut-être du voyage : la chapelle Palatine, à l’intérieur du palais des Normands. Construite au XIIe siècle pour le roi Roger II, elle est entièrement couverte de mosaïques byzantines à fond d’or. Le Christ Pantocrator vous regarde depuis la coupole et depuis l’abside. Et au-dessus de la nef, il y a un plafond en bois sculpté en alvéoles, les muqarnas, réalisé par des artisans arabes. Byzance, l’Islam et les Normands dans la même pièce. C’est juste incroyable.

La chapelle Palatine : des mosaïques d'or du sol au plafond, et le Christ Pantocrator dans l'abside
La chapelle Palatine : des mosaïques d’or du sol au plafond, et le Christ Pantocrator dans l’abside.
La chapelle Palatine en vidéo : les marbres, les lustres et le plafond arabe.
Le plafond en muqarnas, sculpté par des artisans arabes au XIIe siècle
Le plafond en muqarnas, sculpté par des artisans arabes au XIIe siècle.
De la coupole à l’abside, en vidéo. Les photos ne rendent pas la lumière de l’or.
Les marbres incrustés et les colonnes de la nef
Les marbres incrustés et les colonnes de la nef.

Le billet comprend aussi le palais, avec la grande cour à arcades et la salle d’Hercule, où siège encore aujourd’hui l’Assemblée régionale sicilienne. Un des plus vieux parlements d’Europe, dans un des plus vieux palais royaux d’Europe.

La cour à arcades du palais des Normands
La cour à arcades du palais des Normands.
La salle d’Hercule, où siège l’Assemblée régionale sicilienne.

Jour 3 : la Martorana, San Cataldo, les arancine et les catacombes

Le dimanche, grand ciel bleu. On repart à pied dans les ruelles, avec la lumière du matin sur les escaliers en pierre.

Mike, posé sur les marches d'une ruelle, au soleil
Moi, posé sur les marches d’une ruelle, au soleil. Le dimanche matin à Palerme.

Direction la piazza Bellini, où deux églises se tiennent côte à côte. La Martorana d’abord, avec son clocher normand du XIIe siècle. De l’extérieur, c’est une église baroque. À l’intérieur, on découvre des mosaïques byzantines à fond d’or, comme à la chapelle Palatine, au milieu des stucs et des fresques ajoutés plus tard. Comme on y était un dimanche matin, il y avait l’office, alors on est restés discrets au fond.

Le clocher normand de la Martorana, entre les palmiers
Le clocher normand de la Martorana, entre les palmiers.
L'intérieur de la Martorana : le baroque devant, les mosaïques byzantines au fond
L’intérieur de la Martorana : le baroque devant, les mosaïques byzantines au fond.

Juste à côté, San Cataldo, avec ses trois petits dômes rouges. C’est là qu’on voit le mieux le côté arabe de Palerme : on dirait une petite mosquée. À l’intérieur, rien que de la pierre nue, des colonnes et des coupoles. C’est très sobre, et c’est très beau.

L'église San Cataldo et ses dômes rouges
L’église San Cataldo et ses dômes rouges. On pourrait se croire en Afrique du Nord.
L'intérieur de San Cataldo, tout en pierre nue
L’intérieur de San Cataldo, tout en pierre nue.
Les coupoles de San Cataldo, vues d'en dessous
Les coupoles de San Cataldo, vues d’en dessous.
Un lion de pierre, à côté de la fontaine Pretoria, avec la coupole de Santa Caterina en fond
Un lion de pierre, à côté de la fontaine Pretoria, avec la coupole de Santa Caterina en fond.

On termine la matinée en flânant jusqu’à la cathédrale, cette fois sous le soleil, avec ses jardins et ses palmiers.

Mike, dans une ruelle ensoleillée du centre
Moi, dans une ruelle ensoleillée du centre.
La cathédrale et ses jardins, sous le grand ciel bleu du dimanche
La cathédrale et ses jardins, sous le grand ciel bleu du dimanche.
Mike, dans l'allée des jardins de la cathédrale
Moi, dans l’allée des jardins de la cathédrale.

Avant de reprendre la voiture, retour chez Donnafranca pour les arancine. À Palerme, on dit bien « arancina », au féminin, et pas arancino comme à Catane. C’est une boule de riz panée et frite, fourrée à la viande ou au jambon-fromage. Croustillante dehors, fondante dedans. Un repas complet pour quelques euros.

Mon arancina de chez Donnafranca
Mon arancina de chez Donnafranca. Croustillante dehors, fondante dedans.

Et puis l’après-midi, il y a eu le moment le plus saisissant du séjour : les catacombes des Capucins. Elles sont un peu à l’écart, à l’ouest du centre, sous le couvent des frères capucins. Pendant des siècles, les moines, puis les notables de Palerme, s’y sont fait embaumer. Aujourd’hui, environ 8 000 corps sont là, dans les couloirs : debout contre les murs, allongés dans des niches, habillés avec leurs vêtements d’époque. Il y a des adultes, des moines, des femmes, et des enfants.

L'entrée du couvent des Capucins, au-dessus des catacombes
L’entrée du couvent des Capucins, au-dessus des catacombes.
Illustration en style BD des catacombes des Capucins à Palerme : un corps embaumé dans son cercueil sous les voûtes blanches
Les catacombes en illustration BD, générée par IA à partir d’une de mes images de la visite. Un corps embaumé dans son cercueil, sous les voûtes blanches.

C’est très, très prenant. On ne ressort pas de là indemne. On a l’impression qu’il y a une énergie à l’intérieur, quelque chose de lourd et de très fort en même temps. Je le recommande, mais sachez où vous mettez les pieds, et je ne suis pas sûr que ce soit une visite pour les jeunes enfants. Les photos et les vidéos y sont interdites, par respect pour les défunts. Pensez aussi à vérifier les horaires avant d’y aller : les catacombes ferment souvent à l’heure du déjeuner, et le dimanche après-midi en hiver.

Avant l’avion : la côte entre Capo Gallo et Isola delle Femmine

Notre vol repartait en soirée, alors on a profité de la voiture pour longer la mer en remontant vers l’aéroport. On passe par Sferracavallo et le Capo Gallo, une énorme falaise calcaire qui tombe dans la mer, puis par Isola delle Femmine, avec son îlot au large. La mer bleu foncé, les rochers blancs, les montagnes : un vrai bol d’air après trois jours de ruelles.

La côte du Capo Gallo, avec l'îlot d'Isola delle Femmine au loin
La côte du Capo Gallo, avec l’îlot d’Isola delle Femmine au loin.
Le Capo Gallo vu depuis les rochers d'Isola delle Femmine
Le Capo Gallo vu depuis les rochers d’Isola delle Femmine.

Dernier arrêt juste à côté de l’aéroport, au pied de la Torre Pozzillo, une vieille tour de guet face à la mer. Un banc, le soleil de fin de journée, et le temps de digérer tout ce qu’on venait de voir.

Mike, sur un banc au pied de la Torre Pozzillo, à deux minutes de l'aéroport
Moi, sur un banc au pied de la Torre Pozzillo, à deux minutes de l’aéroport. La meilleure salle d’attente possible.

Conduire à Palerme : la Fiat 500, la ZTL et les faux gardiens de parking

Ce qui a été le plus choquant pour moi à Palerme, c’est la route. La manière dont ça se passe en voiture, c’est assez incroyable. Les gens ne respectent absolument rien : les feux, les priorités, les sens interdits, les passages piétons, tout est en option. J’ai vu des policiers au milieu de la rue se faire klaxonner, et presque rouler dessus. C’était assez comique, mais aussi franchement dangereux. Si vous louez une voiture, roulez doucement, gardez les yeux partout, et attendez-vous à tout.

Mes conseils pour la voiture :

  • Louez-la pour sortir de la ville, pas pour y circuler. Le centre historique se fait à pied. La voiture sert pour l’aéroport, les catacombes, Monreale ou la côte.
  • Attention à la ZTL. Le centre de Palerme est une zone à trafic limité, contrôlée par des caméras, du lundi au vendredi de 8h à 20h, avec des plages en plus certains soirs de week-end. Sans pass, l’amende tombe automatiquement, et le loueur vous la refacture avec des frais. Le pass journalier s’achète sur le site officiel ztl.comune.palermo.it. Demandez aussi à votre hôte comment il gère ses voyageurs.
  • Méfiez-vous des faux gardiens de parking. Quand vous vous garez, des gens arrivent en vous disant « tiens, je t’ai trouvé une place », et vous demandent une pièce. Ce sont des parkingueurs sauvages, ils n’ont rien d’officiel. C’était le côté moins cool du séjour.
  • Prenez une bonne assurance. Avec cette conduite, la petite rayure arrive vite. J’ai fait le point sur les options dans mon article sur l’assurance location voiture en Europe.

Où manger à Palerme, et le piège des pizzerias à touristes

À Palerme, on mange bien pour presque rien, surtout dans la street food : arancine, panelle (des beignets de farine de pois chiches), sfincione (la pizza épaisse palermitaine), cannoli. Un petit verre en terrasse ne coûte presque rien non plus.

  • Donnafranca, via Maqueda 292. Pâtisserie et arancine. Les cannoli étaient à 4 € et les granite à 5 € quand j’y étais. Vitrine magnifique, salle très agréable.
  • Les petits restos de la via Vittorio Emanuele, autour de la cathédrale et des Quattro Canti, pour un déjeuner simple avec un verre de vin sicilien.

Par contre, faites vraiment attention aux pièges à touristes. La première pizzeria où on est allés, alors qu’on était en Sicile, j’avais envie de faire un scandale tellement c’était mauvais. J’étais vraiment outré, et dégoûté. Je ne vous ai même pas mis de photos. Mon conseil : fuyez les cartes plastifiées en cinq langues avec des photos des plats, et les rabatteurs sur le trottoir. Regardez où mangent les Palermitains, et dans le doute, la street food d’une bonne adresse sera toujours meilleure qu’une mauvaise pizza à touristes.

Budget : ce que coûtent les visites

Palerme est un city trip très économique depuis la Belgique. Le vol Ryanair était vraiment pas cher, et sur place, la vie coûte moins cher qu’à Bruxelles. Les tarifs ci-dessous sont ceux relevés en octobre 2026 auprès des sites officiels et de l’office de tourisme de Palerme. Ils changent régulièrement, vérifiez avant de partir.

Visite Prix adulte Mon avis
Palais des Normands et chapelle Palatine Environ 19 € (billet combiné) Le plus beau moment du séjour, indispensable
Cathédrale de Palerme Entrée gratuite, parcours monumental et toits en supplément À voir de jour, sous le soleil si possible
Église de la Martorana 2 € Les mosaïques, à voir hors des heures de messe
Église San Cataldo 2,50 € Petite, sobre, superbe
Catacombes des Capucins Quelques euros (entre 3 et 5 € selon les sources) Très fort, pas pour tout le monde
Fontaine Pretoria, Quattro Canti, Teatro Massimo de l’extérieur Gratuit À voir de jour et de nuit
Pass ZTL journalier Quelques euros, sur le site officiel Indispensable si vous entrez dans le centre en semaine

Pour le vol, Ryanair relie Charleroi à Palerme en vol direct, en environ deux heures et demie. J’ai listé toutes les liaisons dans mon guide des vols directs depuis la Belgique, et mes astuces pour payer moins cher dans mon article sur les vols pas chers depuis la Belgique.

Ce qui m’a surpris à Palerme

  • Le mélange des cultures. Des coupoles rouges, des mosaïques byzantines, des plafonds arabes, des façades baroques. Je ne m’attendais pas à voir autant d’influences dans une même ville.
  • La beauté des églises. J’ai adoré toutes celles qu’on a visitées. Chacune a son style, et chacune vaut le détour.
  • La conduite. Je pensais avoir tout vu. Je n’avais rien vu. Les policiers qui se font klaxonner, c’est un souvenir que je ne suis pas près d’oublier.
  • Les catacombes. Je savais ce que j’allais voir. Je ne savais pas que ça me marquerait autant.
  • Le rapport qualité-prix. Un vol pas cher, un très bel Airbnb, de la street food à quelques euros, et des visites qui coûtent trois fois rien. Palerme est un des city trips les plus économiques que j’ai faits.
  • Les pièges à touristes. En Sicile, je ne pensais pas pouvoir mal manger. Et pourtant.

Si vous voulez combiner Palerme avec le reste de l’Italie, j’ai aussi préparé un itinéraire de 10 jours en Italie depuis la Belgique, qui se termine justement en Sicile.

FAQ

Combien de jours faut-il pour visiter Palerme ?

Trois jours, c’est le bon format pour un city trip. Vous avez le temps de voir le centre historique, les églises, la cathédrale, la chapelle Palatine et les catacombes, sans courir. Avec un ou deux jours de plus, ajoutez Monreale, Cefalù ou la plage de Mondello.

Faut-il louer une voiture à Palerme ?

Pas pour le centre, qui se visite à pied. Une voiture est pratique pour l’aéroport, les catacombes et la côte. Mais la conduite à Palerme est très particulière, le centre est en zone à trafic limité contrôlée par caméras, et les faux gardiens de parking sont nombreux. Si vous louez, prenez une petite voiture et une bonne assurance.

Quand partir à Palerme ?

J’y étais début mars, et c’était parfait : du soleil, une veste légère suffit, et peu de touristes. Le printemps et l’automne sont les meilleures saisons pour un city trip. En été, il fait très chaud et il y a beaucoup plus de monde.

Peut-on prendre des photos dans les catacombes des Capucins ?

Non. Les photos et les vidéos sont interdites à l’intérieur, par respect pour les défunts. Prenez le temps de regarder, tout simplement.

Où dormir à Palerme pour tout faire à pied ?

Dans le centre historique, entre la via Roma, la via Maqueda et la via Vittorio Emanuele. On était dans le quartier de La Loggia, et les Quattro Canti, la fontaine Pretoria, la Vucciria et la cathédrale étaient tous accessibles à pied.

Comment éviter les pièges à touristes à Palerme ?

Fuyez les restaurants avec rabatteurs et menus en photos sur les grands axes. Misez sur la street food d’adresses reconnues, comme les arancine, et regardez où mangent les Palermitains.