Budapest en 4 jours : mon carnet de voyage et mes bonnes adresses testées sur place

L'ESSENTIEL À RETENIR

Quatre jours à Budapest début octobre, c’est le format parfait pour un city trip. Mes incontournables : la basilique Saint-Étienne jusqu’à la coupole, le Parlement de nuit depuis un bateau sur le Danube, le Bastion des pêcheurs et les brunchs de Cookie Beacon. Un appart-hôtel bien placé face à la grande roue, tout à pied, et une ville encore très abordable.

Budapest, c’est une ville que j’ai adorée. Vraiment. Je m’attendais à une belle capitale d’Europe centrale, et j’ai trouvé une ville où chaque façade mérite qu’on lève la tête, où on mange bien à chaque coin de rue et où les points de vue sur le Danube sont parmi les plus beaux que j’ai vus en Europe.

J’y ai passé quatre jours début octobre, du dimanche 2 au mercredi 5 octobre 2022, avec un vol direct depuis la Belgique. Voici mon carnet de voyage jour par jour, avec mes photos, mes bonnes adresses, mon hôtel, ce que j’ai adoré et ce que j’ai raté. Le tout pour vous aider à préparer le vôtre.

  1. Octobre, le bon moment pour visiter Budapest
  2. Où dormir : mon appart-hôtel face à la grande roue
  3. Jour 1 : place Erzsébet, la basilique au crépuscule et un dîner géorgien
  4. Jour 2 : brunch, les chaussures au bord du Danube et le Parlement
  5. Jour 3 : la basilique jusqu’à la coupole et la croisière de nuit
  6. Jour 4 : Buda, le Bastion des pêcheurs, le château et le funiculaire
  7. Se déplacer à Budapest : à pied, en tram et avec le plus vieux métro du continent
  8. Où manger : mes bonnes adresses
  9. Budget : ce que coûtent les visites
  10. Ce que je n’ai pas fait, et que je ferai la prochaine fois
  11. Ce qui m’a surpris à Budapest
  12. FAQ

Octobre, le bon moment pour visiter Budapest

Début octobre, Budapest est idéale. Le premier jour était gris, et puis j’ai eu trois jours de grand ciel bleu, avec une lumière d’automne magnifique sur les façades et sur le Danube. Il fait doux en journée, on se balade en veste légère, et les soirées sont fraîches mais pas froides. Les terrasses sont encore ouvertes, les arbres commencent à jaunir sur les places, et il y a nettement moins de monde qu’en plein été devant les monuments.

Si vous hésitez sur la période, je vous ai aussi listé mes idées dans mon article sur où partir en octobre depuis la Belgique. Budapest y a largement sa place.

Où dormir : mon appart-hôtel face à la grande roue

On avait trouvé un petit appart-hôtel qui s’appelle le Budapest Eye Boutique Suites by BQA, juste en face de la grande roue de la place Erzsébet, et juste en face du Ritz-Carlton. Autant dire qu’on était en plein centre de Pest : la basilique Saint-Étienne à cinq minutes à pied, l’avenue Andrássy au coin de la rue, le métro Deák Ferenc tér en bas de l’immeuble.

La vue depuis la fenêtre de l'appart-hôtel sur la place Erzsébet et la grande roue Budapest Eye
La vue depuis la fenêtre de la chambre : la place Erzsébet et la grande roue. Difficile de faire plus central.

La chambre était vraiment super belle et super cosy : un coin salon avec des fauteuils vert d’eau, une grande baignoire îlot, une douche vitrée façon atelier, et une grande fenêtre sur la place. Il n’y a pas de réception, on reçoit les instructions et le code par e-mail avant l’arrivée, et ça fonctionne très bien. Pour un city trip où on passe ses journées dehors, c’était exactement ce qu’il fallait : bien placé, calme et joli.

Le coin salon de la suite, fauteuils vert d'eau et grande fenêtre sur la place
Le coin salon de la suite. On a passé peu de temps dedans, mais on y était bien.
La baignoire îlot de la chambre au Budapest Eye Boutique Suites
La baignoire îlot de la chambre. Un vrai luxe après une journée à marcher.
La façade du Ritz-Carlton Budapest, juste en face de l'appart-hôtel
Le Ritz-Carlton, de l’autre côté de la place. On était bien mis, pour une fraction du prix.

Mon conseil pour Budapest, comme pour New York dans mon carnet de voyage à New York : choisissez un logement bien placé plutôt qu’un bel hôtel. Ici, j’ai eu les deux, et c’est le fait de pouvoir tout faire à pied qui a rendu le séjour aussi agréable.

Jour 1 : place Erzsébet, la basilique au crépuscule et un dîner géorgien

Arrivée en milieu d’après-midi, dépôt des valises, et on sort tout de suite. La place Erzsébet, juste en bas, c’est un peu le cœur de Pest : la grande roue Budapest Eye, la fontaine Danubius, des stands de kürtőskalács, ce gâteau cheminée hongrois qui sent la cannelle à dix mètres, et des terrasses partout autour.

La grande roue Budapest Eye et la fontaine Danubius sur la place Erzsébet
La grande roue Budapest Eye et la fontaine Danubius, en bas de l’hôtel.
Un stand de kürtőskalács, le gâteau cheminée hongrois, sur la place Erzsébet
Un stand de kürtőskalács, le gâteau cheminée. Vous allez en croiser partout, et vous allez craquer.

Première claque en levant les yeux : l’architecture. Les immeubles de Pest sont couverts de sculptures, de balcons, de ferronneries, de coupoles. Entre le baroque, le néogothique et l’Art nouveau, on ne sait plus où regarder. J’ai passé quatre jours à photographier des façades.

Une façade sculptée du centre de Pest, à deux pas de la place Erzsébet
Une façade du centre de Pest, à deux pas de l’hôtel. Elles sont toutes comme ça.

On remonte la rue Zrínyi, piétonne, avec la basilique Saint-Étienne en point de fuite. C’est une des plus belles perspectives de la ville, et au crépuscule, quand les lumières s’allument sur la façade, c’est sublime.

La rue Zrínyi, piétonne, avec la basilique Saint-Étienne en point de fuite
La rue Zrínyi et la basilique en point de fuite. Une des perspectives les plus photographiées de Budapest, et on comprend pourquoi.
La façade de la basilique Saint-Étienne au crépuscule, le premier soir
La basilique Saint-Étienne au crépuscule, le premier soir. On y reviendra deux fois.

Pour le dîner, on a testé Hachapuri, un restaurant géorgien au début de l’avenue Andrássy. Les khinkali, les dumplings géorgiens, étaient vraiment super bons. Par contre, on avait commandé sans savoir, et ils étaient beaucoup plus gros que ce qu’on pensait. Le menu explique même la technique : on tient le dumpling par la queue, on mord un petit coin, on boit le bouillon, puis on mange le reste. Avec les salades aux noix et à la grenade en entrée, on est sortis de là repus. C’est clair qu’à Budapest, on a mangé comme des fous.

Mike à table chez Hachapuri, le restaurant géorgien de l'avenue Andrássy
Moi chez Hachapuri, en train de découvrir ce qu’est un khinkali.
Les khinkali, des dumplings géorgiens bien plus gros que prévu, chez Hachapuri
Les khinkali. Beaucoup plus gros que des dumplings asiatiques, et délicieux.
Le menu explique comment manger un khinkali : on le tient par la queue et on boit le bouillon
Le mode d’emploi du khinkali, directement sur le menu. Pratique pour les débutants comme nous.
Les salades géorgiennes aux noix et à la grenade, en entrée chez Hachapuri
Les entrées : salades géorgiennes aux noix, aux herbes et à la grenade. Une belle découverte.

Jour 2 : brunch, les chaussures au bord du Danube et le Parlement

Deuxième jour, ciel bleu. On commence par ce qui va devenir un rituel du séjour : le brunch chez Cookie Beacon, rue Hercegprímás, juste derrière la basilique. L’endroit est petit, lumineux, avec des suspensions en rotin, et il est bondé dès la fin de matinée. Ils ne prennent pas de réservation, alors arrivez tôt. Le concept tient en une ligne sur le menu : brunch et chunky cookies. Les cookies sont énormes, épais, croustillants dehors et fondants dedans. J’ai adoré. On y est retournés plusieurs fois.

La salle de Cookie Beacon, rue Hercegprímás, bondée dès la fin de matinée
La salle de Cookie Beacon, pleine à craquer à midi. L’ambiance est top.
Le menu de Cookie Beacon : brunch et chunky cookies
Le menu de Cookie Beacon. Brunch d’un côté, cookies de l’autre, et on a du mal à choisir.
Deux cookies énormes, un latte et un jus d'orange chez Cookie Beacon
Deux cookies, un latte et un jus d’orange. Le petit-déjeuner des champions.

On descend ensuite vers le Danube pour une longue balade le long de la rive de Pest, en direction du Parlement. C’est là que se trouve le mémorial des Chaussures au bord du Danube : une soixantaine de paires de chaussures en métal posées sur le quai, en mémoire des Juifs fusillés ici par les Croix fléchées en 1944 et 1945. C’est sobre, c’est très impressionnant, et ça donne un sens particulier à cette promenade.

Mike accroupi devant les chaussures de bronze du mémorial au bord du Danube
Moi devant les chaussures du mémorial. Un moment qui calme tout le monde.
Les chaussures de bronze du mémorial, face au Danube et aux collines de Buda
Les chaussures du mémorial, face aux collines de Buda. Toutes différentes, toutes à taille réelle.

Quelques centaines de mètres plus loin, le Parlement. En vrai, il est encore plus grand que sur les photos. Près de 270 mètres de long, des centaines de pinacles, une coupole de 96 mètres, et une façade néogothique qui prend une couleur dorée en fin d’après-midi. J’ai tourné autour pendant une heure, et je n’ai pas réussi à le faire rentrer en entier dans une seule photo depuis le sol.

Le Parlement hongrois en contre-plongée, côté Danube
Le Parlement en contre-plongée, côté Danube. Il est tout simplement énorme.
L'entrée principale du Parlement depuis la place Kossuth
L’entrée principale, côté place Kossuth.
Le Parlement reflété dans le bassin de la place Kossuth
Le Parlement reflété dans le bassin de la place Kossuth. Ma photo préférée de la journée.

La place Kossuth, devant le Parlement, vaut aussi le coup d’œil pour son monument aux statues de bronze et pour le tram jaune qui la traverse. Attention d’ailleurs : ici, les trams passent vraiment au ras des piétons.

Le monument Kossuth et ses statues de bronze sur la place du Parlement
Le monument Kossuth et ses statues de bronze, sur la place du Parlement.
Le tram jaune qui traverse la place Kossuth, devant le Parlement
Le tram jaune de Budapest devant le Parlement. Il passe à un mètre de vous, regardez bien avant de traverser.

Le soir, on a été faire un tour dans le quartier juif, du côté de Gozsdu udvar, une enfilade de cours intérieures remplies de bars, de restaurants et de guirlandes lumineuses. C’est le quartier des fameux ruin bars, et l’ambiance y est très vivante même un lundi soir. Si vous cherchez où sortir, j’en parle plus en détail dans Budapest de nuit : mon top 5 des endroits pour une soirée mémorable et dans mon top 10 des meilleures adresses de la vie nocturne à Budapest.

Le passage Gozsdu udvar le soir, guirlandes et terrasses dans le quartier juif
Le passage Gozsdu udvar le soir. Bars, terrasses et guirlandes sur toute la longueur.
La basilique Saint-Étienne illuminée, en rentrant à l'hôtel
La basilique illuminée, en rentrant à l’hôtel. Encore plus belle de nuit.

Jour 3 : la basilique jusqu’à la coupole et la croisière de nuit

Troisième jour, et on commence par une glace. Pas n’importe laquelle : Gelarto Rosa, juste en face de la basilique, sert ses glaces en forme de rose. Ils façonnent les pétales directement sur le cornet, parfum par parfum. C’est beau, c’est bon, et il y a souvent la file. Vous les verrez sur toutes les photos Instagram de Budapest, et pour une fois, ça vaut le détour.

Les glaces en forme de rose de Gelarto Rosa, devant la basilique
Les roses de Gelarto Rosa, devant la basilique. On n’ose presque pas les manger.

Ensuite, on entre enfin dans la basilique Saint-Étienne. L’intérieur est sublime : marbre rouge, dorures, mosaïques, et une coupole de 96 mètres de haut, exactement la même hauteur que celle du Parlement. C’est voulu : à Budapest, aucun bâtiment ne doit dépasser ces deux-là, l’un pour le pouvoir spirituel, l’autre pour le pouvoir politique. Dans une chapelle sur le côté, on peut voir la Sainte Dextre, la main droite momifiée du roi Étienne, fondateur de la Hongrie. C’est un peu étrange, mais c’est le trésor le plus vénéré du pays.

La coupole de la basilique Saint-Étienne vue de l'intérieur
La coupole de la basilique vue de l’intérieur. Je suis resté un bon moment la tête en l’air.
L’intérieur de la basilique Saint-Étienne, en vidéo.
La nef et l'autel de la basilique, marbre rouge et dorures
La nef et l’autel. Marbre rouge, or et lumière douce.
La Sainte Dextre, la main momifiée du roi Étienne, dans sa châsse
La Sainte Dextre, la main du roi Étienne, dans sa châsse dorée.

Et puis on monte. La terrasse panoramique de la coupole se gagne par un escalier en colimaçon, avec un ascenseur pour une partie du trajet si vous préférez. Là-haut, on en prend plein les yeux : les toits de Pest, le Danube, les collines de Buda, la grande roue en contrebas et les deux tours de la basilique juste à côté de vous. C’est le plus beau point de vue du centre de Pest, et c’est de là que j’ai pris mes photos préférées du séjour.

L'escalier en colimaçon pour monter à la terrasse panoramique
L’escalier en colimaçon qui mène à la terrasse. Ça grimpe, mais ça vaut le coup.
La vue sur les toits de Pest et les collines de Buda depuis la coupole
La vue sur Pest et les collines de Buda depuis la coupole.
Les deux tours de la basilique et la grande roue vues depuis la terrasse
Les deux tours de la basilique et la grande roue, vues de la terrasse.
Le tour de la terrasse panoramique de la basilique, en vidéo.

Redescente, et retour chez Cookie Beacon, évidemment. Cette fois, en plus des cookies, on a pris les smoothie bowls, et vous le verrez sur les photos : ils étaient énormes, et vraiment super beaux. Ce qui m’a marqué à Budapest, c’est que la cuisine faite maison est partout, et qu’il y a énormément de choses à tester.

Retour chez Cookie Beacon : cookie aux fruits rouges et deux cafés à emporter
Deuxième passage chez Cookie Beacon. Cookie aux fruits rouges et cafés.
Le smoothie bowl açaï et fruits frais de Cookie Beacon
Le smoothie bowl açaï, fraises, myrtilles et granola. Énorme et magnifique.

En fin de journée, on a dîné de poke bowls près du Danube, parce qu’après trois jours de cookies, il fallait un peu de verdure. Là aussi, les portions étaient gigantesques.

Un poke bowl énorme, saumon, edamame et mangue, avant la croisière
Le poke bowl du troisième soir. Saumon, edamame, mangue et sésame.

Et puis le moment que j’attendais : la croisière de nuit sur le Danube. Si vous ne devez faire qu’une seule chose à Budapest, c’est celle-là. Le bateau part du quai de Pest, passe sous le pont Marguerite, longe le Parlement illuminé, puis redescend devant le château de Buda et le Bastion des pêcheurs. On a bu un verre, on a mangé un morceau, et surtout on a pris les plus belles photos du voyage. Le Parlement doré qui se reflète dans l’eau noire, c’est une image qu’on n’oublie pas.

Le Parlement illuminé la nuit depuis la place Kossuth
Avant d’embarquer, le Parlement depuis la place Kossuth, de nuit.
L'intérieur du bateau, avec son bar, au départ de la croisière sur le Danube
L’intérieur du bateau et son bar, au départ de la croisière.
Passage sous le pont Marguerite pendant la croisière de nuit
Passage sous le pont Marguerite. Le Parlement apparaît juste après.
Le Parlement et ses reflets dorés sur le Danube, depuis le bateau
Le Parlement depuis le bateau. La photo que tout le monde veut ramener de Budapest, et elle est facile à faire.
Le Parlement depuis le Danube, en vidéo. C’est encore mieux en mouvement.
Le château de Buda illuminé, vu depuis le Danube
Le château de Buda illuminé, sur l’autre rive.
Pest et Buda illuminés en fin de croisière, le Parlement et le Bastion des pêcheurs
Fin de croisière : Pest à gauche, Buda à droite, et tout qui brille.
L'enseigne du Budapest Eye Boutique Suites by BQA, à l'entrée de l'immeuble
L’enseigne de l’appart-hôtel, en rentrant du bateau. Retour au calme.

Jour 4 : Buda, le Bastion des pêcheurs, le château et le funiculaire

Dernier jour, direction l’autre rive. On est montés à pied jusqu’à la colline du château, et c’était une très très chouette balade. Tout en haut, le Bastion des pêcheurs : sept tourelles blanches, des arcades, des escaliers, un vrai décor de conte de fées construit au début du XXe siècle. C’est assez marrant comme endroit, un peu théâtral, et le point de vue est parfait : le Parlement juste en face, de l’autre côté du Danube, avec les ponts et toute la ville en dessous.

L'église Matthias et son toit en tuiles vernissées, sur la colline du château
L’église Matthias et son toit en tuiles vernissées, juste à côté du Bastion.
Les tourelles blanches du Bastion des pêcheurs
Les tourelles du Bastion des pêcheurs. On dirait un château de Disney, en vrai.
Le Parlement et le Danube vus depuis le Bastion des pêcheurs
Le Parlement vu du Bastion des pêcheurs. Le point de vue parfait.
Les arcades du Bastion des pêcheurs et la terrasse du café
Les arcades du Bastion et la terrasse du café. Idéal pour une pause.
Une des sept tours du Bastion des pêcheurs, un vrai décor de conte
Une des sept tours. Chacune représente une des sept tribus magyares fondatrices.
La statue équestre du roi Étienne devant le Bastion des pêcheurs
La statue équestre du roi Étienne, devant le Bastion.

En redescendant vers le château, on a croisé des activités un peu insolites qu’on n’a pas faites, mais qui donnent le ton du quartier : la House of Houdini, un musée dédié au magicien, qui est né à Budapest, et le Labyrinthe du château de Buda, un réseau de galeries souterraines avec sa chambre de Dracula. C’était chouette de voir ce côté un peu mystérieux et un peu slave de la ville, même de l’extérieur.

Le panneau du Labyrinthe du château de Buda et sa chambre de Dracula
Le panneau du Labyrinthe et de sa chambre de Dracula. On n’est pas entrés, mais ça intrigue.
L'entrée de la House of Houdini, le musée dédié au magicien né à Budapest
L’entrée de la House of Houdini. Houdini est né à Budapest en 1874.

Le château de Buda lui-même est un immense palais baroque, avec la fontaine Matthias, la porte des Lions et de grandes cours pavées. Une partie était en chantier lors de ma visite, le quartier est en pleine reconstruction depuis des années, mais la balade reste magnifique. En passant, on longe aussi le palais Sándor, la résidence du président hongrois, avec ses gardes devant la porte.

La fontaine Matthias, dans la cour du château de Buda
La fontaine Matthias, dans la cour du château de Buda.
Un des lions de pierre de la porte des Lions du château de Buda
Un des lions de la porte des Lions. Ils sont impressionnants.
La cour du château de Buda et son arche baroque
La cour du château et son arche. Les pavés, le baroque, le silence : on se croirait dans un autre siècle.
Le palais Sándor, résidence du président hongrois, et ses gardes
Le palais Sándor et ses gardes. C’est ici que vit le président hongrois.

Et pour redescendre, le funiculaire, le Budavári Sikló. Il date de 1870, les cabines en bois sont minuscules et toutes mignonnes, et la descente vers le pont des Chaînes dure moins de deux minutes avec vue sur le Danube. C’est court, c’est touristique, et ça, je le conseille quand même. C’est vraiment super mignon.

La cabine en bois du funiculaire Budavári Sikló qui descend vers le pont des Chaînes
La cabine en bois du funiculaire. Un bijou de 1870 qui fonctionne toujours.

Retour à Pest pour un dernier brunch, et là encore c’était vraiment au top : Cafe Brunch Budapest, une salle tout en bois clair à deux pas de la basilique, avec un avocado toast au saumon et à l’œuf poché, et un dessert en forme de sphère, mangue et myrtilles, qu’on a presque eu de la peine à casser. Une belle façon de terminer.

La salle de Cafe Brunch Budapest, tout en bois clair, pour le dernier brunch
La salle de Cafe Brunch Budapest. Bois clair, calme, parfait pour le dernier matin.
Avocado toast au saumon et œuf poché, le dernier brunch avant de rentrer
L’avocado toast au saumon et œuf poché.
Le dessert en forme de sphère, mangue et myrtilles, chez Cafe Brunch Budapest
Le dessert sphère mangue et myrtilles. Trop beau pour être cassé, et pourtant.
La cour intérieure de l'immeuble, typique des immeubles de Pest
La cour intérieure de l’immeuble de l’appart-hôtel, typique de Pest, avant de récupérer les valises.

Se déplacer à Budapest : à pied, en tram et avec le plus vieux métro du continent

À pied, surtout. Depuis la place Erzsébet, tout le centre de Pest se fait en marchant : la basilique, le Parlement, le Danube, le quartier juif, l’avenue Andrássy. Même la colline du château à Buda se rejoint à pied en traversant le pont des Chaînes. C’est une ville qui se visite en levant la tête, et la marche est le meilleur moyen de ne rien rater.

Le tram 2 longe le Danube côté Pest et passe devant le Parlement. C’est le plus beau trajet de tram de la ville, et il coûte le prix d’un ticket. Et attention aux trams en général : ils passent littéralement au ras des trottoirs et des places, et on a vite fait de ne pas les voir arriver.

Le métro M1, la ligne jaune, est une curiosité à elle seule. Inaugurée en 1896, c’est la première ligne de métro électrifiée du continent européen, et elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les stations sont juste sous le trottoir de l’avenue Andrássy, les rames sont petites, les carrelages sont d’époque. Prenez-la au moins une fois, ne serait-ce que pour aller aux bains Széchenyi ou à la place des Héros.

Les tickets. Un ticket simple coûte 500 forints, soit environ 1,40 €. Pour quatre jours, la carte 72 heures à 5 750 forints, environ 16 €, est la plus simple : trams, bus et métro illimités. Le funiculaire n’est pas compris dedans, il a son propre ticket.

Depuis la Belgique. Brussels Airlines relie Zaventem à Budapest en vol direct, et Ryanair et Wizz Air partent de Charleroi. Comptez environ deux heures de vol. J’ai listé toutes les liaisons dans mon guide des vols directs depuis Bruxelles. La Hongrie n’est pas dans la zone euro, on paie en forints, mais la carte bancaire passe absolument partout. Pensez à une carte sans frais à l’étranger, j’ai comparé les options dans mon comparatif des cartes bancaires pour voyager.

Où manger : mes bonnes adresses

  • Cookie Beacon, Hercegprímás utca 15, derrière la basilique. Le brunch et les chunky cookies qui ont rythmé mon séjour. Pas de réservation, ouvert de 8h à 17h en semaine et de 9h à 17h le week-end. Il y a une deuxième adresse à Ferenciek tere, au bout de la rue Váci, avec la même carte.
  • Hachapuri, Andrássy út 3. Restaurant géorgien au début de l’avenue Andrássy. Les khinkali sont délicieux, et énormes. Commandez moins que ce que vous pensez.
  • Gelarto Rosa, Szent István tér 3, face à la basilique. Les glaces en forme de rose. Si la file est trop longue, leur deuxième boutique est à deux minutes, rue Hercegprímás.
  • Cafe Brunch Budapest, plusieurs adresses dans le centre, dont une à côté de la basilique. Avocado toast, pancakes, desserts travaillés. Mon dernier brunch, et pas le moins bon.
  • Les stands de kürtőskalács, un peu partout sur les places. Le gâteau cheminée hongrois, cuit à la broche et roulé dans le sucre et la cannelle. À manger chaud.

Ce que je retiens de la cuisine à Budapest : des brunchs partout, de la cuisine faite maison partout, des portions généreuses et des prix encore doux par rapport à la Belgique. Budapest reste une des capitales les plus abordables d’Europe, je l’ai d’ailleurs classée dans mon guide des destinations en Europe pas chères, mois par mois.

Budget : ce que coûtent les visites

Les tarifs ci-dessous sont ceux de 2026, convertis à environ 365 forints pour un euro. Ils changent régulièrement, vérifiez sur les sites officiels avant de partir.

Visite Prix adulte Mon avis
Basilique Saint-Étienne, intérieur 2 600 HUF, environ 7 € Indispensable
Basilique, terrasse panoramique et trésor 5 000 HUF, environ 14 € (6 800 HUF avec l’intérieur) Le plus beau point de vue de Pest
Parlement, visite guidée de 45 minutes 7 000 HUF, environ 19 € pour les citoyens de l’UE, carte d’identité obligatoire À réserver tôt sur jegymester.hu, les créneaux partent vite
Croisière de nuit sur le Danube, une heure À partir de 15 € avec une boisson Le meilleur rapport plaisir-prix du séjour
Bastion des pêcheurs, terrasse haute 1 700 HUF, environ 4,5 € en journée, gratuit tôt le matin et en soirée Les terrasses basses sont gratuites et suffisent
Funiculaire Budavári Sikló 4 500 HUF l’aller, 5 500 HUF l’aller-retour, environ 15 € Cher pour 90 secondes, mais mignon
Budapest Eye, la grande roue 4 900 HUF, environ 13,5 € Pas fait, la terrasse de la basilique offre une meilleure vue
Labyrinthe du château de Buda 5 000 HUF, environ 14 €, en espèces uniquement Pas fait
House of Houdini 15 €, sur réservation Pas fait
Carte transports 72 heures 5 750 HUF, environ 16 € La solution la plus simple pour 4 jours

Ce que je n’ai pas fait, et que je ferai la prochaine fois

Les thermes. C’est mon grand regret. Budapest est la ville des bains, Széchenyi avec ses bassins extérieurs jaunes, Gellért et ses mosaïques Art nouveau, Rudas et sa coupole ottomane. Avec seulement quatre jours et tout ce qu’il y avait à voir, on a dû faire une croix dessus. La prochaine fois, c’est la première chose que je réserve.

L’intérieur du Parlement. Je l’ai vu sous tous les angles de l’extérieur, de jour, de nuit et depuis l’eau, mais pas dedans. La visite guidée se réserve à l’avance, et les créneaux partent vite en haute saison.

La grande roue, le Labyrinthe et la House of Houdini. Je les ai eus sous les yeux tous les jours, et je les garde pour un prochain séjour. Avec un peu plus de temps, ou des enfants, ça peut être très chouette.

Si vous partez à deux, Budapest est aussi une des destinations que je recommande dans mon article sur les meilleurs city trips en amoureux en Europe.

Ce qui m’a surpris à Budapest

  • L’architecture, partout. Je m’attendais à quelques beaux monuments. En réalité, c’est chaque immeuble, chaque porte cochère, chaque cour intérieure qui mérite un coup d’œil.
  • Les portions. Des khinkali aux smoothie bowls, tout est énorme. On a mangé comme des fous, et on n’a jamais réussi à finir une assiette.
  • Le Parlement de nuit. Je savais qu’il était beau. Je ne savais pas qu’il serait à ce point hypnotisant depuis le bateau.
  • Les trams au ras des piétons. Sur les grandes places, ils vous frôlent littéralement. On s’y fait, mais le premier jour, ça surprend.
  • Le côté un peu mystérieux de Buda. Les galeries souterraines, Dracula, Houdini, les tourelles du Bastion. Il y a une ambiance de légende sur cette colline qui change complètement de l’élégance de Pest.
  • Le rapport qualité-prix. Un bel appart-hôtel plein centre, des brunchs à tomber et des visites abordables. Budapest reste une des capitales les plus douces pour le portefeuille.

FAQ

Combien de jours faut-il pour visiter Budapest ?

Quatre jours, c’est le bon format. Vous avez le temps de voir Pest, la basilique, le Parlement, le quartier juif, de passer une demi-journée sur la colline de Buda et de faire une croisière de nuit, sans courir. Avec un jour de plus, ajoutez les thermes et l’île Marguerite.

Quel est le meilleur mois pour visiter Budapest ?

Pour moi, début octobre. J’ai eu trois jours de ciel bleu sur quatre, des températures douces en journée, des terrasses encore ouvertes et beaucoup moins de monde qu’en été. Mai et juin sont aussi de très bons choix.

Faut-il absolument faire la croisière sur le Danube ?

Oui, et de nuit. Le Parlement illuminé vu depuis l’eau est le plus beau moment du séjour. Une croisière d’une heure avec une boisson coûte une quinzaine d’euros, c’est le meilleur rapport plaisir-prix de la ville.

Peut-on payer en euros à Budapest ?

Non, la monnaie est le forint. Mais la carte bancaire est acceptée partout, des restaurants aux stands de kürtőskalács. Prenez une carte sans frais à l’étranger et vous n’aurez presque jamais besoin de liquide, sauf pour quelques attractions comme le Labyrinthe du château.

Où dormir à Budapest pour tout faire à pied ?

Autour de la place Erzsébet et de la basilique Saint-Étienne, côté Pest. De là, le Parlement, le Danube, le quartier juif et même la colline du château sont accessibles à pied. J’étais au Budapest Eye Boutique Suites, face à la grande roue, et je n’ai pris les transports que pour revenir de Buda.